PCF Clamart

28 septembre 2016

Conseil National du 24 et 25 septembre 2016

Publié le 28 septembre 201628 septembre 2016 par Front commun

 

Je partage, ci-dessous, le texte de l’intervention que j’ai prononcée au Conseil national du PCF, ce samedi 24 septembre, qui porte sur la stratégie des communistes pour l’élection présidentielle.

Les interventions que j’ai trouvées les plus intéressantes sont celles qui nous donnent à partager l’état de la réflexion des communistes dans les départements, dans les sections. Pour travailler à l’unité des communistes, à un débat respectueux – nécessité que beaucoup de camarades ont soulignée – il me semble important de faire cet effort. C’est aussi notre rôle de direction nationale.

J’y prends donc ma part, en rendant compte rapidement – trop rapidement – de l’échange entre les communistes de Fontenay, réunis en assemblée de section cette semaine, qui met en lumière les points suivants :

une difficulté à s’impliquer dans la consultation citoyenne, bien que la démarche soit partagée sur le fond, en raison des défauts intrinsèques du questionnaire (très compliqué) mais surtout du manque de perspectives, qui nous rend mal à l’aise dans la discussion avec les citoyens ;

le sentiment d’être inaudibles et le besoin de rendre public notre appel au rassemblement ;

– dans le même temps, des interventions qui, majoritairement, invitent à prendre acte de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, sans beaucoup d’enthousiasme mais avec le sentiment que nous ne pouvons plus faire autrement ;

– pour résumer, du désarroi et beaucoup d’attente vis-à-vis de notre Conseil national, pour y voir plus clair rapidement.

Pour ma part, et pour donner ma réflexion dans le débat, je fais partie de ceux qui pensent que le soutien critique à la candidature de Jean-Luc Mélenchon est, désormais, la position la plus réaliste.

Si j’ai été heurtée par certaines des positions de Jean-Luc Mélenchon, sa façon de proclamer sa candidature et de mener campagne, je dois dire que je suis heurtée également par les propos que certains camarades, en particulier des dirigeants nationaux du Parti, tiennent vis-à-vis de lui, comme s’il était devenu notre principal adversaire politique.

Quelle que soit la décision que nous prendrons, in fine, je crois nécessaire de nous demander pourquoi la candidature de Jean-Luc Mélenchon nous gêne tant :

Certes, il y a ses maladresses, les désaccords que nous pouvons avoir avec lui – qui ne doivent d’ailleurs pas faire oublier tous les points d’accord, dont nous parlons pourtant très peu.

Mais je crois que sa campagne, certaines de ses prises de positions nous heurtent surtout car elles nous renvoient à des questions non réglées chez nous, qui posent la question de notre utilité, de la légitimité de notre action. Je résume ce propos en 3 questions :

1. Comment surmonter la crise politique, celle qui plonge dans le discrédit tous les partis politiques, y compris le nôtre ? Jean-Luc Mélenchon y répond en tentant une campagne hors partis, directement du candidat au peuple : je ne partage pas cette position mais le constat qui y conduit m’interroge et me parle. Nous pouvons, nous devons continuer de penser qu’une organisation politique est nécessaire pour mener le combat qui est le nôtre, tout en étant lucides sur le discrédit qui pèse sur les partis, qui doit nous conduire à remettre en cause nos pratiques politiques.

2. Autre question : Comment faire face à la crise de la gauche, gauche à laquelle nous sommes associés et que le quinquennat de Hollande a abîmée de façon désastreuse, provoquant une situation de fracture entre la gauche et celles et ceux qui ont le plus besoin ? Jean-Luc Mélenchon y répond par l’effacement du concept de gauche, en prônant une lutte entre le peuple et les élites. Encore une fois, je ne partage pas cette stratégie mais reconnaissons que la reconquête de l’hégémonie politique et culturelle par les idées de gauche n’est pas un combat gagné d’avance.

3. Enfin, 3e et dernière question : Comment faire face à l’échec, dont nous portons une part de responsabilité et que constitue le fait de n’avoir pas su rendre incontournable une construction politique alternative à gauche, dont le Front de gauche semblait pourtant, en 2012, une belle préfiguration ? Certes, Jean-Luc Mélenchon a dit que le Front de gauche était dépassé mais n’avons-nous nous-mêmes pas dit la même chose ou, pire, fait en sorte qu’il en soit ainsi ?

Traiter ces questions et examiner les divergences que nous avons dans les réponses à apporter, c’est un gros chantier. C’est celui de la recomposition de la gauche et je crois que nous ne sommes pas dans le moment politique qui permette de mener ce chantier.

C’est pourquoi, à ce stade, il me semble nécessaire de nous adresser à Jean-Luc Mélenchon et de rendre public notre échange. Si nous avons la responsabilité du rassemblement, nous avons aussi la responsabilité d’aller au bout de notre relation avec celui qui a donné un visage au Front de gauche en 2012.

Pour finir, je dois dire que je suis assez étonnée par les camarades qui considèrent que cet échange avec Jean-Luc Mélenchon est, à priori, voué à l’échec.

Car considérer que la position de Jean-Luc Mélenchon est immuable, sur des questions comme le clivage gauche / droite, sur le cadre de la campagne, sur les législatives, sur certains points programmatiques,

Considérer, en somme, que la candidature de Jean-Luc Mélenchon, sa façon de mener campagne existent indépendamment de la position que nous, communistes, pouvons prendre,

N’est-ce pas faire le constat de notre propre échec, de notre inexistence dans le rapport de forces que Jean-Luc Mélenchon a su construire et qui le rend, aujourd’hui, incontournable dans le paysage politique ?

Nous pouvons, nous devons peser dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon comme en 2012 et même mieux qu’en 2012 !

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22 mai 2016

Congrès local du PCF

Ce WE notre section de Clamart a fait son Congrès local du PCF  nous avons eu de très bons échanges sur l'avenir  du projet politique  du parti communiste français,   avec de nombreux amendements et voeux qui ont été approuvés dans l'ensemble.

La section avait voté la semaine dernière sur le texte alternatif N° 1   et non sur la base commune proposée par le CN 

Nous avons voté à l'unamité  la base commune amendée.   

Maintenant nous faisons confiance à nos délégués pour les défendre lors du congrès départemental la semaine prochaine  et au congrès national  du 2 au 5 juin

Ce fut un moment très important des communistes de Clamart et ils m'ont renouvelé leur confiance pour les 3 ans à venir.  

Une nouvelle direction a été mise en place  nous allons travailler ensemble  pour combattre toutes les injustices  et défendre une véritable politique de GAUCHE.

Voici les membres du bureau

Secrétaire  AUBINEAU Gérard et Conseiller municipal

Secrétaire à l’organisation  ALVARES Raphaël

Adjointe PRUSKI Françoise 

Trésorière  TRITZ Régine 

Responsable Humanité  DURAND François 

Responsable  propagande  BALLUTAUD Dominique,  CONZELMANN Alain,  DURAND François 

Membre du bureau 

LEFEVRE Michel,  SEYLER Jean Marc,   MESLARD Patrick

La permanence est assurée tous les lundis de 17h30 à 19h00 et nous sommes présents pour répondre à vos attentes.

 

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19 mai 2016

NUIT DEBOUT

Débattre sans tabous, à bâtons rompus, les nuits debout qui se développent un peu partout  sur le territoire national, inaugurent une nouvelle façon de faire de la politique.

Elles sont une véritable bouffée d’oxygène pour une démocratie de plus en plus étouffée, un débat confisqué au profit d’un petit nombre.

Malgré la répugnante campagne médiatique menée par une télé aux ordres des puissants, les Français ne sont pas dupes, ils savent pertinemment que les participants à ces agoras ne sont pas des casseurs.

A Clamart, à l’initiative du collectif contre la loi El-Khomri, nuit debout a pris son essor.

Des militants politiques, syndicaux, associatifs ou tout simplement sans aucune appartenance, viennent débattre, écouter, exprimer leur ressenti, leur vécu. Cette effervescence intellectuelle, ce bouillonnement d’idées font peur ; il suffit de voir l’image caricaturale véhiculée par un microcosme politico-médiatique totalement coupé de la réalité quotidienne de nos concitoyens.

Venez nombreux à nuit debout, vous pourrez dire tout ce que vous avez sur le cœur, vous y serez chaleureusement accueilli.

NOUS VOUS ATTENDONS.

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02 février 2016

Démocratie dégradée

Le Conseil Municipal est le lieu de prise de décision démocratique le plus proche des citoyens. Ses déllbèratlons permettent à chacun de connaitre les grandes orientations qui engagent la commune et impactent la vie quotidienne de tous les habitants sur des sujets aussi importants que l'urbanisme, le logement, l'entretien des écoles, les équipements sportifs, la culture.

Faire en sorte que le plus grand nombre possible de Clamartois assistent aux réunions du conseil devrait être un souci prioritaire et constant du premier magistrat de la commune.

Malheureusement, c'est la démarche totalement contraire qui est privilégiée par le maire de la ville, Clamart doit être la seule et unique ville de France, ou les horaires totalement farfelus du conseil municipal ont pour principal objectif, d'empêcher les Clamartois qui travaillent de pouvoir assister aux délibérations.

Alors que sous la précédente mandature, les séances débutaient à 20h30,iI a été décidé de les décaler à 19 heures, puis jugeant certainement que c'était encore trop tard, ce fut 9h45 du matin, le tout sans aucune concertation, le fait du prince en quelque sorte. Sans compter le filtrage des entrées dans la -salle du conseil par la police municipale et l'entrée par une porte dérobée, de retraités de l'U-M-P, leur permettant de s'approprier les chaises du premier rang, d’ou ils éructent leur haine à l''égard  des élus de l'opposition.

Quelle image dégradée de la démocratie et à travers elle de notre  ville, décidemment Clamart mérite mieux que cette équipe municipale pleine d'une suffisance et d'une morgue qui n'ont d'équivalent que leur incompétence.

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22 janvier 2016

RELAXE POUR LES HUIT GOODYEAR

Il est du devoir des syndicalistes de se battre pour sauver les emplois et le développement économique et social de nos territoires.

Il est du devoir des syndicalistes de rétablir des liens sociaux trop souvent rompus par désespoir social.

Il est du devoir des syndicalistes de dénoncer les stratégies des actionnaires, affairistes et liquidateurs, qui ont pour seul objectif de s’enrichir au détriment de tous les autres.

Il est du devoir des syndicalistes d’alerter sur les politiques économiques désastreuses menées par les gouvernements successifs.

C’est pour avoir accompli leurs devoirs de syndicalistes que les 8 de Goodyear viennent d’être condamnés à 24 mois de prison dont 9 mois de prison ferme !

Après 7 ans de lutte face à la multinationale Goodyear, marqués de conflits durs avec un patronat violent, usant de manœuvres indignes, l’entreprise a finalement fermé ses portes pour s’installer en Russie. Rien n’est dit de la violence des employeurs qui, face à des propositions pour maintenir et développer l’emploi, ne répondent que par le mépris, les licenciements et la répression.

C’est la première fois que des militants sont condamnés aussi lourdement depuis que le fait syndical est reconnu d’utilité publique. Cette condamnation s’inscrit dans un mouvement de criminalisation de l’action syndicale qui s’accentue jour après jour. La répression syndicale est une stratégie qui va bien au-delà des rangs du patronat puisque le procureur de la république a décidé de poursuivre les militants de Goodyear, alors même que l’entreprise avait abandonné toutes les plaintes.

Le gouvernement a décidé d’intimider tous les salariés qui se battent pour leurs droits et leurs emplois.  Ce sont les fondements même de notre démocratie qui sont atteints lorsque les libertés syndicales sont attaquées. Les huit militants doivent être relaxés.

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