PCF Clamart

21 avril 2017

Attentat terroriste 20 avril 2017

 

 le Peuple de France ne doit pas se laisser entraîner dans la haine et le repli

L'attentat terroriste sur les Champs Élysées est un acte grave, inqualifiable. Au nom du Parti communiste français, je veux rendre

hommage au sang-froid des policiers. Nous avons une pensée émue pour toutes les victimes.

Nous nous inclinons respectueusement sur la dépouille du policier mort parce que policier. Nous présentons à sa famille, ses proches, ses collègues

nos sincères condoléances.

Les communistes français s'associeront à tous les hommages qui lui seront rendus à travers le pays. Ils assurent de leur soutien les

forces de sécurité appelées à garantir le bon déroulement du vote démocratique des français.

Le peuple de France ne doit pas se laisser entraîner dans la haine et le repli. En votant massivement dimanche, nous ferons acte de

résistance contre la barbarie.

Pierre Laurent,

Secrétaire national du Parti communiste français

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25 février 2017

Lancement des PRESIDENTIELLES

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17 décembre 2016

Tract national LEGISLATIVES

Tract national 1

Tract national 2

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19 octobre 2016

FAISONS UN PAS CHACUN

Faisons un pas chacun (Roland Leroy)

Faisons un pas chacun (Roland Leroy)

Un texte plein de bon sens. RI

Article publié dans l’Humanité du 18 octobre 2016

F. Hollande ou E. Macron, il est maintenant évident qu’il y aura un candidat social-libéral l’an prochain. Vu la force de ce courant dans la société comme au sein du Parti socialiste, le contraire aurait été plus qu’étonnant. De son côté, Jean-Luc Mélenchon sera candidat. Et si les conflits internes au PS conduisaient à une candidature supplémentaire – Hamon, Montebourg, Taubira ? – elle ne pourrait que s’ajouter à ces deux-là. L’idée de « rassembler la gauche » autour d’une candidature commune supposée éviter un second tour droite/FN est donc bien, de fait, une hypothèse irréaliste. Elle procède en outre d’une erreur d’analyse. L’extrême droite se nourrit, en France comme ailleurs en Europe, du sentiment qu’il n’y a pas d’alternative de gauche aux politiques néolibérales. D’où les progrès spectaculaires du Front national quand la gauche au pouvoir fait la preuve de son incapacité à faire autre chose que la droite : sous Mitterrand, puis sous Jospin, et maintenant avec Hollande. Rassembler derrière un candidat commun ceux qui ont soutenu les politiques des gouvernements socialistes et ceux qui les ont combattues ces dernières années serait la pire façon de poursuivre dans le même sens : « tous pareils… ».

Le seul moyen de faire reculer l’extrême droite et de battre la droite est de recréer un espoir à gauche. Ce qui implique évidemment de proposer une rupture franche avec les politiques menées alternativement par la droite et la gauche depuis des décennies. Mais aussi de construire pour cela un rassemblement politique crédible. C’est là que le bât blesse. Pour des raisons que l’histoire jugera, le début de dynamique qu’avait permis le Front de gauche s’est évanoui avec lui. Les forces qui le composent sont dispersées et affichent leurs désaccords. Avec les milliers de signataires de l’appel « En 2017, faisons front commun », je demande aux protagonistes de cette situation de faire ce qu’il faut pour en sortir de toute urgence.

Chacun peut voir que Jean-Luc Mélenchon est le mieux à même de représenter le rassemblement à construire. Il a fait une belle campagne en 2012. Tous les sondages ont montré depuis quatre ans qu’il se maintenait à peu près au niveau de son score à la présidentielle. Et depuis un an, la tendance est plutôt à la hausse. Qu’il soit notre candidat, et ouvrons la discussion. Nous ne sommes pas d’accord sur tout, c’est certain. Si c’était le cas, nous serions dans un même parti. Mais nous pouvons parfaitement nous entendre, comme en 2012. Les forces qui décideront de le soutenir doivent créer entre elles (Parti communiste, Parti de gauche et « la France insoumise », Ensemble, groupes de socialistes critiques et d’écologistes, assemblées citoyennes du Front de gauche, etc.), avec les citoyennes et les citoyens décidés à s’engager, un lieu où pourront se construire les accords nécessaires : sur un programme, des candidatures aux législatives, la façon de mener campagne. Cela se fera si nous en avons tous la volonté.

Il n’est que temps. Le peuple français est en attente. En l’état de discrédit du Parti socialiste, rien ne dit qu’un tel rassemblement ne pourrait pas devenir désormais le vote utile à gauche et changer radicalement la donne, pour 2017 et pour la suite. La responsabilité est entre nos mains. Faisons chacun un pas.

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16 octobre 2016

CONSULTATION CITOYENNE VOTE le 5 Novembre

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Le Parti communiste a rendu publics les résultats de sa grande consultation sur les aspirations populaires pour un projet de rupture à gauche. Prochaine étape, faire émerger l'exigence d'une candidature commune pour 2017, pour donner une chance à cette démarche d'aboutir.

«Que demande le peuple? » s'interroge le PCF depuis qu'il a lancé, il y a plusieurs mois, le pari osé de sa « grande consultation ». « Je n'ai pas souvenir d'une consultation d'une telle ampleur », constate François Miquet-Marty, président de l'institut ViaVoice, avec qui le PCF a conçu l'enquête. Emmanuel Macron, qui se targuait également d'une opération inédite avec son mouvement En marche !, aura réussi, à grand renfort médiatique, à faire remplir 25 000 questionnaires comportant 8 questions. Si le PCF espérait pouvoir compléter des centaines de milliers de questionnaires, le résultat, bien que moindre, reste inédit : 400 000 personnes rencontrées et 65 000 questionnaires intégralement remplis. « C'est une consultation, pas un sondage, indique François MiquetMarty, mais le nombre, la diversité sociale et générationnelle des enquêtés en font un outil tout à fait intéressant. »

NON AUX PONCIFS

Quelles sont les préoccupations populaires ? « Cette consultation témoigne d'une envie d'être pris en compte, écouté par les politiques et on sent également une certaine colère par rapport au système », analyse le politologue. Preuve de l'exigence démocratique, spontanément, les réponses placent le besoin d'une nouvelle République, plus démocratique, en tête (31 %) des grands chantiers à engager pour l'avenir du pays. La question sociale est par ailleurs fortement mise en avant avec les exigences d'améliorer les services publics (27 %) et la lutte contre le chômage (25 %).

Quelles sont les explications à la crise relevées dans la consultation? Une partie de la population refuse les canons idéologiques diffusés tous les jours par les médias et politiques : pour les enquêtés, ce sont les banques, les actionnaires et la finance (78 %), qui sont responsables de la crise et non pas les immigrés. Le capitalisme est un mauvais système pour l'humanité et la planète, pour 70 % d'entre eux. Ils réfutent également les poncifs idéologiques autour d'un prétendu « coût » du travail (67 %) ou l'individualisation de la responsabilité, puisque seuls 26 % pensent qu'« il suffit qu'un individu le veuille pour s'en sortir ».

« Ce tableau dessine une convergence de vues dans le peuple de gauche, dont les valeurs et les aspirations sont assez homogènes », analyse François Miquet-Marty. Les priorités concrètes des enquêtés dessinent à elles seules un contre-projet de société : la hausse des salaires (38 %), une action plus forte pour l'environnement (31 %) et la lutte contre les discriminations (28 %) sont plébiscitées.

NOUVELLE ÉTAPE

De cette matière, le PCF a tiré 7 grands axes à mettre en débat dans les campagnes présidentielle et législatives : reprendre le pouvoir sur la finance ; une autre République ; investir sur l'avenir ; l'égalité hommes-femmes ; une France protectrice et solidaire ; produire autrement et changer l'Europe. Ces thématiques constituent, aux yeux des communistes, les axes structurants d'une politique de gauche dont le pays à besoin. « Nous recherchons tout ce qui permet de rassembler la gauche alternative opposée à la politique de François Hollande, argue Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. Nous pensons que nous pouvons être nombreux à nous retrouver sur des positions communes. » La restitution de la « grande consultation » ouvre donc désormais une nouvelle étape pour le PCF. « C'est par ces batailles-là que nous entrons en campagne et non, d'abord, par le candidat », précise encore Olivier Dartigolles. Les thématiques issues des préoccupations dévoilées par la consultation doivent désormais faire l'objet de « luttes concrètes ». Une première date de mobilisation, le 22 octobre, devant le siège d'Apple en France est annoncée par le PCF pour réclamer le paiement des impôts dus au fisc par la multinationale.

« Je n'ai pas souvenir d'une consultation d'une telle ampleur. » FRANÇOIS MIQUET-MARTY, PRÉSIDENT DE L'INSTITUT VIAVOICE

Si ce travail sur le fond doit y contribuer, le PCF veut également amplifier la mobilisation pour une candidature commune de l'alternative à gauche. « Je tire la sonnette d'alarme car chacun voit bien que, dans le paysage actuel des candidatures, nous allons vers une catastrophe politique, avec une victoire conjuguée de la droite et de l'extrême droite », alerte Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. « Il y a des forces socialement convergentes et politiquement divisées », constate-t-il à la lecture des résultats, sans toutefois se résoudre à cette situation : « Je n'emmènerai pas le peuple de France avec le Parti communiste à la présidentielle comme on va à l'abattoir, avec au bout une victoire de la droite et de l'extrême droite », a tonné le dirigeant communiste lors de l'émission de restitution de la grande consultation (1). Le PCF va mettre en ligne une pétition nationale pour exiger le rassemblement des forces alternatives. Pierre Laurent appelle ainsi à des mobilisations locales pour « interpeller ceux qui sont concernés pour leur demander de prendre leurs responsabilités ». Une réunion est prévue le 3 novembre avec les personnalités qui soutiennent la démarche. L'idée de l'unité commence à faire son chemin. Un appel a été publié dans « Libération », le 10 octobre, pour « une seule candidature alternative à gauche ». Appel signé par des personnalités communistes, socialistes, écologistes ou du Front de gauche. Un autre appel, « Faisons front commun en 2017 », initié par des militants communistes, défend pour sa part l'idée d'un rassemblement autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, dans un autre cadre que celui de La France insoumise.

AVANT LES LÉGISLATIVES

Dans le courant du mois de novembre, les communistes décideront pour leur part de leur positionnement pour la présidentielle. Trois hypothèses leur sont soumises : poursuivre l'effort de rassemblement sans soutenir immédiatement de candidat ; soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon ou présenter un candidat communiste. « Nous poursuivrons nos efforts pour le rassemblement, quel que soit notre choix de candidature », précise Olivier Dartigolles. Enfin, les communistes veulent, à partir de la grande consultation, construire le rassemblement pour les élections législatives. « La question qu'on veut nous imposer, c'est de quels députés le président a besoin ? Nous, nous voulons imposer la question de savoir de quels députés le peuple a besoin », rappelle Pierre Laurent. Le peuple répondra-t-il à ce nouvel appel ?

(1) L'émission, ainsi que les résultats de l'enquête du PCF, sont visibles sur www.lagrandeconsultationcitoyenne.fr

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