COMPTE-RENDU DE LA RENCONTRE PCF-PG DU VENDREDI 17 JANVIER 2017 ETABLIE
PAR LA DELEGATION DU PCF

La rencontre entre deux délégations de six personnes du PCF et du PG conduites par Pierre Laurent et Jean-Luc Melenchon a eu lieu ce matin à Paris. La rencontre a duré plus de trois heures.

Elle a principalement abordé quatre questions :

Premièrement, les deux délégations portent la même appréciation sur la gravité de la conférence de presse de François Hollande. Elles ont confirmé leur volonté d'amplifier leur opposition à cette politique et la mobilisation pour lui faire face. Il a notamment été évoqué la journée de mobilisation du 8 février contre la hausse de la TVA et la délégation du PCF a rappelé la démarche des États généraux de la justice fiscale. Le PCF a également souligné la nécessité de relancer l'intervention citoyenne et l'action contre les réformes institutionnelles annoncées par François Hollande et pour la VIème République.

Deuxièmement, sur les élections municipales, les deux délégations, en réaffirmant leur attachement à l'enjeu communal, ont constaté leurs divergences d'appréciation et de stratégie sur le premier tour des élections municipales dans une série de grandes villes. Elles ont discuté des règles d'utilisation du logo du Front de gauche sans encore trouver de point d'accord [mal sur ce point. Diverses solutions ont été évoquées mais aucune n'a fait consensus. Il a été convenu de poursuivre les échanges. Pour le PG, cette question fait particulièrement problème à Paris.

Troisièmement, une discussion a également eu lieu sur les futures échéances régionales et cantonales de 2015, sur les options stratégiques qui seront prises par le Front de gauche et sur la manière de lés décider. Le PCF pour sa part, a fait remarquer que dans ces deux types d'élections, la présentation de candidats ou de listes était déjà la règle lors des dernières échéances, dans la quasi totalité des cas aux cantonales dans lesquelles le PCF a toujours présenté des candidats et dans la
grande majorité des régions en 2010. Le PCF considère que l'ampleur des attaques du gouvernement contre les collectivités départementales et régionales conduira probablement à approfondir les choix dans cette direction. En même temps, la délégation du PCF a indiqué que ces décisions devraient intervenir après les échéances électorales du premier semestre 2014 en tenant compte du résultat de ces élections et du nouveau paysage politique, d'une appréciation fine des conséquences de la modification du scrutin cantonal et du découpage autoritaire des nouveaux cantons, qui visent à marginaliser notre représentation électorale. En tout état de cause, ces choix devront être débattus par les communistes en ce qui concerne le PCF, et par l'ensemble du Front de gauche, avant toute décision. Le PCF a indiqué qu'il était favorable à ce qu'une discussion nationale du Front de gauche s'engage sur ce point à l'issue des échéances à venir.

Quatrièmement, concernant les élections européennes, le PCF a souligné l'urgence qu'il y avait à entrer en campagne, à travailler pour cela à la constitution des liste du Front de gauche, et l'atout que constituait la désignation de la candidature d'Alexis Tsipras. Trois points de discussion ont été soulevés par le Parti de gauche: la nécessité de confirmer notre accord sur le fond de notre positionnement politique, la volonté d'aboutir à des listes qui respectent l'équilibre entre les différentes forces du Front de gauche, avec trois têtes de liste pour le PCF et le PG comme en
comme en 2009, la nécessité de discuter du rôle de la délégation française dans le groupe de la GUE-NGL au Parlement européen. Le PCF, qui est favorable pour sa part à la reconduction des sortants dans leurs circonscriptions (Patrick Le Hyaric, Jacky Hénin, Jean-Luc Melenchon, Marie- Christine Vergiat, Yonous Omarjee), et au respect de la diversité des composantes du Front de gauche dans la répartition des postes éligibles, a indiqué qu'il était ouvert à la discussion et que des progrès rapides pouvaient être réalisés vers un accord si cette discussion s'engageait.

 

 

Enfin, la nécessité de continuer à mener la réflexion sur la vie du Front de gauche a été évoquée. Le PG souhaite reprendre la discussion sur les adhésions directes et les modes de décision au Front de gauche. Le PCF a pour sa part indiqué qu'il avait toujours été ouvert aux discussions sur l'amélioration des modes de fonctionnement partagés du Front de gauche.

A la sortie de la rencontre, Pierre Laurent a estimé devant la presse:« la crise qu'on a traversée est derrière nous, même si tout n'est pas réglé» . Il a estimé que ces discussions étaient «rassurantes pour ceux qui s'inquiétaient pour l'avenir du Front de gauche ». Pour le PG, Eric Coquerel a déclaré: «la crise n'est pas surmontée, mais nous en sortons avec l'idée que cette crise est surmontable ».

Le Parti communiste français va travailler activement dans les jours qui viennent pour aboutir à ce que les deux délégations ont qualifié de « nécessaire sortie par le haut».