Je tiens d’abord à souhaiter à toutes et tous mes meilleurs voeux pour cette année. Evidemment, une fois passés les traditionnels voeux du Président de la République et ses annonces, on sait à quoi s’en tenir ! On pourrait croire à une hypocrisie sans nom quand dans les mots il formule des voeux de santé et de réussite alors que dans les actes, il sabre les services publics et les protections collectives.

Mais rendons lui au moins ça, je pense qu’il est sincère.

Enfermé dans son petit monde des tenants du système, des banquiers d’affaires et des chefs de grandes entreprises, des dirigeants d’agences de notations et des rentiers paresseux, sa réalité le rend euphorique.

Il souhaite le meilleurs pour 2018 avec même une pointe d’anxiété : «en 2017 on s’est tellement gavé, qu’on s’inquiète de savoir

s’il pourra y avoir de meilleurs années ! ».

Et il y a de quoi ! Les 500 personnes les plus riches du monde ont vu leur fortune augmenter de 23 % en un an pour atteindre plus de 5.400 milliards de dollars fin 2017!

Pour notre Bernard Arnaud national, qui se classe en 6ème position, c’est 23,6 milliards en plus ! Ils engrangent en moyenne 1000 années de smic en un an et profiterons en 2018 de 4,5 milliards de nouvelles exonérations fiscales.

Dans ces conditions, on comprend l’horrible dilemme de Macron et de ses 12 ministres millionnaires : comment faire mieux ?

Ils ont commencé à trouver des solutions à leurs tourments : contrôles des chômeurs et suppressions des indemnités, licenciements à la pelle, gel des salaires, baisse des pensions, cures d’austérités. Oui mais… cela suffira-t-il ?

En 2018, aidons-les à sortir de ce dilemme. Une mauvaise année pour eux, c’est le début du bonheur pour nous.

Secrétaire de section